Une visite de presse gourmande

Pour cette nouvelle visite de presse, nous avons accueilli des journalistes venus du monde entier: Etats-Unis, Danemark, Italie, France, Hollande…de quoi assurer une bonne ambiance au sein du groupe ! Objectifs du séjour, présenter l’offre gastronomique et oenotouristique de la région de Sierre et du Val d’Anniviers.

Jour 1

Nous avons accueilli nos journalistes à la Cave du Rhodan à Salgesch. C’est le propriétaire encaveur Olivier Mounir qui nous a reçu. Ce dernier nous a expliqué les points importants de la viticulture valaisanne, notamment les différences entre les terroirs de la région et les variétés de cépages autochtones. Puis est venu le temps de la dégustation où nous avons eu la chance de goûter la Petite Arvine et le Cornalin, deux crus emblématiques de sa cave.

La dégustation terminée, nous avons pris de la hauteur en emmenant les journalistes à 2’000 mètre d’altitude, au Chandolin Boutique Hôtel, là où ils allaient passer la nuit. Cet établissement haut de gamme a ouvert ses portes il y a 5 mois. Sa cuisine délicate, à l’image du carpaccio de daurade décoré de fleurs de la montagne, a ravi nos convives.

Jour 2

La deuxième journée de visite fut dédiée à la montagne. Comme première activité, nous sommes montés à l’alpage de Moiry, au-dessus du barrage éponyme. La fromagère nous a accueilli et nous a présenté quelques vaches restées à l’étable (les autres sont allées paître dans les pâturages aux alentours). Alors qu’elle est vachère de formation, elle a connu sa première année dans cet alpage en tant que fromagère. Elle nous a montré les fromages à raclette reposant sur des étagères, qu’elle doit retourner fréquemment et humidifier. En dégustation, elle nous a fait goûter le sérac, un fromage fabriqué à partir de “petit lait”.

Après nos adieux à la fromagère, nous sommes redescendus au village de Grimentz pour se restaurer au restaurant de Moiry. Au menu: une assiette valaisanne composée de diverses viandes séchées et fromage d’alpages et de pain de seigle.

Pour la suite de la journée, nous avons participé à un atelier de fabrication de pain de seigle. Ce pain a la particularité de se conserver très longtemps, voire même des années! Comme les ingrédients avaient déjà été mélangés en pâte, nous n’avions plus qu’à la façonner en boule. Yannis Chauvel, le responsable de l’atelier, nous a montré les bons gestes pour former la pâte. Quand chaque pain était bien modelé, Yannis les a marqué au couteau avec les initiales de chacun. Ainsi marqués, les pains ont été enfournés dans un four pouvant contenir jusqu’à 80 pains! Après environ 15 minutes de cuisson, chaque journaliste a pu repartir avec son pain de seigle. Une belle expérience !

La journée touchant à sa fin, nous avons déposé nos amis médias à leur hôtel pour un peu de temps libre. Promenade à la cabane de l’Illhorn, visite du vieux village, SPA à l’hôtel… les activités étaient aussi nombreuses qu’inoubliables !

Jour 3

Le troisième et dernier jour de voyage de presse était dédié à la légendaire Marche des Cépages. Cette manifestation se situe sur le sentier viticole, au départ du Château de Villa à Sierre, pour arriver au Musée du Vin à Salgesch. Habituellement ensoleillée, la manifestation s’est faite sous la pluie, mais celle-ci n’a pas entamé l’enthousiasme de nos journalistes. Ils étaient ravis de s’arrêter aux différents stands sur le sentier pour déguster le vin des encaveurs et de manger une raclette en route. L’estomac bien rempli, les journalistes ont ensuite pris le train pour de nouvelles aventures, direction Saas-Fee !

 

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Échappée montagnarde entre Moiry et le Vallon de Réchy

Pour ce premier post de blog, je me présente : Anaïs Zufferey, fraîchement diplômée en communication à l’Université de Lausanne. A Sierre-Anniviers Marketing pour 6 mois, je découvre le tourisme sous divers angles, en passant du marketing à la communication. Pendant ce stage, le travail au bureau est ponctué par des expéditions sur le terrain pour recevoir des journalistes dans notre belle région. Récit de ma première visite de presse, en compagnie de Benoît Caloz, le media manager de Sierre-Anniviers Marketing.

Pour la visite du jour, Benoît et moi avons accueilli Laura et Sébastien, deux blogueurs français, surnommés les Globe blogueurs. Tantôt spécialistes de l’Amérique latine, ces deux vadrouilleurs parcourent à présent les parcs naturels de l’Europe, friands de la faune et flore sauvages. Pour la Suisse, ils nous ont fait l’honneur de venir découvrir le Val d’Anniviers. Nous les avons accueillis à Sierre et avons fait leur connaissance ainsi que leur garçon, Helio, âgé de 3 ans. Lors de nos visites, ce bout de chou nous a accompagnés tantôt à pied, tantôt dans le sac à dos de sa mère.

Jour 1 : Le barrage de Moiry

Nous avons emmené la famille de blogueurs à Pinsec, un hameau situé entre Vissoie et Vercorin. Pour leur première nuit, ils ont logé à l’Ecole de Pinsec, établissement tenu par Alexandra et Nicolas Droux.

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Le raccard rénové du B&B de l’Ecole de Pinsec

Comme première visite, nous les avons emmené au barrage de Moiry (alt. 2’249m). Pour montrer la hauteur impressionnante de l’édifice à nos deux compères, rien de se mieux que de s’arrêter au pied du barrage. Plus on s’approchait du mur et plus nous paraissions minuscules. Nous avons repris la voiture, pour nous trouver au sommet du barrage et découvrir l’eau turquoise du lac de Moiry.

Côté météo, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages, donnant à la couleur de l’eau tantôt un ton turquoise ou vert sombre. Au bout du lac de Moiry, le glacier est apparu. Mise à mal par le réchauffement climatique, la langue glacière a énormément reculé, à raison d’une trentaine de mètres par année. Malgré cela, les deux blogueurs ont été ravis de découvrir le glacier d’aussi près. Outre le glacier, nous avons aussi aperçu la cabane de Moiry, agrippée à la montagne à 2’825 mètres d’altitude.

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Le glacier de Moiry

Après le glacier, nous sommes montés à l’alpage au-dessus du barrage. Les vaches d’Hérens paissaient tranquillement. De nature curieuse, elles sont venues observer ces touristes en vadrouille dans leur alpage. Dans l’alpage en lui-même, des meules de fromage reposaient sur des étalages. De temps en temps, ces fromages sont retournés, jusqu’à leur maturité.

Pour finir notre escapade à Moiry, Benoît nous a montré un coin à Edelweiss, situé à l’arrivée de la Via Ferrata. Ce ne sont pas des fleurs, mais des marmottes et leurs bébés que nous avons débusqués! De terrier en terrier, ces petits animaux à fourrure se baladaient, guignaient sans s’effrayer de notre présence puis disparaissaient dans leur trou. Passé ce moment de ravissement, nous avons persévéré pour trouver les Edelweiss. Elles sont enfin apparues, disséminées dans les prés, immaculées et délicates. Des petites merveilles à apprécier avec les yeux, comme ce sont des espèces protégées.

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L’Edelweiss, la fleur mythique de la Suisse!

Le soir, après avoir admiré le vieux village de Grimentz, nous avons dégusté des raclettes au feu de bois préparées par Aurel Salamin, au restaurant de Moiry.

Jour 2 : le Vallon de Réchy

Le deuxième jour, nous nous sommes rendus à Vercorin. Dans le cadre de l’exposition R&Art, les télécabines ont été couvertes de filtres de couleur. Ces filtres ont rendu la montée particulière. Tandis que nous montions jusqu’au Crêt du Midi, la plaine du Rhône avait viré au rouge et les nuages sont devenus carrément jaunes.

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Dans le cadre de l’expo R&Art, les cabines de Vercorin ont revêtu des couleurs détonnantes.

Du sommet du Crêt du Midi, nous avons rejoint le Vallon de Réchy par un petit sentier pédestre. Le pic-nic fut agrémenté de viande séchée et de fromage d’alpage, à l’Ar du Tsan, une grande plaine marécageuse. Le lieu était paisible, nous entendions seulement la cascade de la Rèche non loin de là. Sur le retour, nous nous sommes arrêtés à la buvette de la Lé. Nos blogueurs ont dormi là, dans un lieu pour le moins insolite: une roulotte ! C’est ainsi que s’est achevée notre visite de presse, laissant les blogueurs continuer leurs explorations dans ce vallon sauvage.

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L’Ar du Tsan, une plaine sauvage où il fait bon randonner.

Informations utiles 

Escapade dans l’antre du glacier

En ce début d’année, je vous emmène au fond du Val d’Anniviers, loin des villages et de toute présence humaine. Accompagné de Sylvie Peter et d’une journaliste française, nous avons marché plusieurs heures avant d’atteindre notre but: les fameuses grottes glaciaires de Zinal.

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Au petit matin du mercredi 21 décembre, j’ai rendez-vous avec la journaliste Gabrielle Rosner afin de découvrir les grottes glaciaires de Zinal. Sylvie Peter, accompagnatrice en montagne, nous informe qu’en raison de la faible couche de neige, nous n’avons  pas besoin de nous aventurer en raquette à neige. De simples chaussures de neige suffisent. Arrivés au parking des plats de la Lée, au fond du village de Zinal, nous abandonnons nos véhicules afin de débuter notre excursion. A cet endroit, les températures peuvent être glaciales et le soleil très timide. Heureusement, nous sommes bien équipés et le bon rythme donné par Sylvie nous fait oublier la cramine.

Dès les premiers pas, Sylvie repère quelques traces d’animaux sauvages. Alors que nous pensions êtres les seules créatures vivantes dans les environs, il est surprenant de se rendre compte qu’ici même vivent des renards, des souris, des lièvres et peut être même un loup. Les traces animales n’ont plus aucun secret pour notre accompagnatrice. “C’est très simple, le lièvre est facilement reconnaissable car il trace un Y dans la neige et le renard se démarque par des traces allongées”.

Après plus d’une heure de marche le long du sentier qui mène à la cabane du Petit Mountet, nous bifurquons sur un itinéraire non balisé. Il faut savoir que cette région peut s’avérer très dangereuse. En effet, de nombreuses avalanches se déclenchent dans cette zone. Il est donc absolument nécessaire d’observer les risques avant de s’aventurer dans ce fond de vallée… à tel point que le sentier peut être fermé en cas de risque trop important. Je vous recommande donc d’être particulièrement prudent et d’engager un guide ou un accompagnateur de montagne. Sur cet itinéraire non balisé, nous avons à présent à faire avec un vrai dédale de pierriers menant droit au majestueux glacier. Les couches de neige sont trop fines pour résister à nos poids. Il faut alors anticiper chacun de nos pas et s’assurer d’être bien sur un caillou. Petit à petit, nous distinguons le glacier qui se dessine au fond de la vallée. C’est un paysage splendide qui s’offre à nous. Au pied de l’emblématique Besso, le glacier a laissé d’énormes moraines. On devine facilement la taille et surtout la force que possédait à l’époque ce géant de glace.

Après cette séance d’équilibre, nous arrivons finalement devant le mur de glace bleu et blanc. Rapidement, Sylvie nous montre une première grotte, petite mais très ludique. En effet, il est possible de rentrer par une minuscule ouverture afin de découvrir une grotte d’un bleu resplendissant. Par ailleurs, on peut même observer ses collègues qui arrivent de l’autre côté de la grotte. Ne prenez pas avec vous votre fourrure de renard car il faudra vous faufiler parmi sable, neige et glace. Mais après tout, la magie des lieux vous fera vite oublier les quelques tâches sur votre combinaison hivernale !

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Sylvie a tout prévu et elle nous emmène dans la grotte principale afin de préparer le repas de midi. Celle-ci se démarque par une entrée bien plus facile et surtout par sa grande taille. Un adulte peut se tenir debout sans soucis et explorer toute la cavité. On y trouve des stalactites et des sculptures splendides comme cette dentelle de glace. J’ai vraiment senti que cette grotte était vivante. Sylvie précise justement que chaque année le glacier recule d’une quinzaine de mètres. A chaque hiver, c’est une surprise lorsque l’on découvre la nouvelle grotte. Même si le sentier semble plus facile d’accès en été, ne vous rendez pas près du glacier durant cette période. Les grottes sont remplies d’eau et la rivière occupe une bonne partie du sentier.

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Comme deux enfants découvrant un monde imaginaire et magique, Sylvie nous rappelle à l’ordre en nous encourageant à venir déguster sa fondue au fromage. Elle l’a assaisonnée avec ses propres épices et cela sent rudement bon. Quelle chance de pouvoir trinquer et déguster une fondue sous le portique de cette immense grotte bleutée. Allez, santé et bon appétit.

Cette randonnée s’adresse à tout public. Il faut simplement être prêt à marcher pendant 4h30. Si vous aussi, vous souhaitez découvrir les grottes glaciaires de Zinal, je vous encourage vivement à prendre contact avec un guide ou un accompagnateur en montagne. Stéphane Albasini, guide de montagne organise régulièrement des sorties au glacier. Voici également les dates des sorties déjà fixées par Sylvie Peter. N’hésitez pas à contacter Anniviers Tourisme pour toute information complémentaire.

 

Un voyage de presse magique

Du 21 au 24 mars dernier, nous avons eu le plaisir de recevoir deux journalistes belges de Wintersportgids. Frederik Van den Bossche n’est autre que l’un des snowboarders les plus réputés de Belgique. En effet, il a participé à plusieurs championnats du monde de Freestyle. Aujourd’hui Frederik Van den Bossche s’illustre plutôt dans la catégorie Freeride en amenant des figures de style spécifiques au Freestyle. Ken Kelchtermans est, quant à lui, spécialisé dans la photographie de Freeriders. Ce sont donc deux passionnés de montagne, plus particulièrement de poudreuse, que j’ai eu la chance de rencontrer lors de ce voyage de presse.

Pour ce premier jour, nous avons rendez-vous à l’Hôtel Europe de Zinal avec Virgile Nanchen, guide de montagne. Ce dernier nous a spécialement préparé un itinéraire pour cette occasion. Effectivement, nous allons partir à la découverte du splendide Vallon de Réchy. Après de brèves présentations, nous voici déjà au sommet du téléski des Becs de Bosson. Depuis ce point, c’est en raquette que nous allons continuer notre ascension. Veuillez m’excuser, il est vrai que j’ai totalement oublié de vous parler de la météo de ce jour. C’est un paysage sublime, sous un soleil radieux illuminant tous les hauts sommets complètement dégagés, qui nous a offert sa plus belle parure.

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Les premiers mètres en raquette et la vue déjà impressionnante

Après une trentaine de minutes de marche, c’est tout un autre décor qui s’offre à nous. Depuis ce point, nous devinons déjà la silhouette de la cabane des Becs de Bosson. Afin de trouver les plus belles pentes, Virgile notre guide nous conseille de gravir le sommet des Becs de Bosson. C’est donc sans ronchonner mais plutôt en se réjouissant de la vue et des pentes que allons découvrir au sommet que nous marchons tête baissée. A peine arrivés au sommet, la sueur laisse rapidement place à la magie de ce paysage pur. Heureusement, Virgile connait bien les dangers d’avalanche puisqu’il est même monté la veille analyser la qualité du manteau neigeux. Après quelques observations supplémentaires de la part de notre guide, nous recevons la validation pour dévaler les pentes encore intactes.

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Même en connaissance des lieux, notre guide, Virgile Nanchen, prend le temps d’analyser les dangers d’avalanche.

 

Ken, le photographe, et moi même s’élançons en premier afin de pouvoir photographier Frederik, la star du jour. Virgile reste au sommet afin de contrôler le déroulement de ce shooting photo particulier. Rarement je n’ai pu profiter d’une neige aussi pure et légère. Virgile a su nous trouver la face nord parfaite pour cette journée de printemps. A peine arrivé au fond de la face nord des Becs de Bosson, c’est Frederik qui s’élance à toute allure donnant l’impression de flotter sur le versant raide. A la fin de cette magnifique journée, les étoiles pleins les yeux, les jambes courbaturées par tant de poudreuse et quelques deux heures de raquette, j’amène mes journalistes belges se reposer à leur hôtel.

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Le lendemain, c’est un tout autre programme qui nous attend. Aujourd’hui, nous allons skier sur le domaine de Grimentz-Zinal. Le village de Zinal étant complètement dans la brume, notre humeur se laisse facilement influencée. Mais dotés d’une motivation indéniable, nous décidons de nous rendre tout de même au sommet du domaine skiable de Zinal à la Corne de Sorebois. Par enchantement, le soleil vient nous réconforter et nous promet une fin de journée plus éclaircie. Lors d’une descente à toute allure sur les pistes parfaitement préparées du domaine skiable de Grimentz-Zinal, Frederik repère un rocher parfait pour effectuer quelques prises de vues. Après quelques analyses, Frederik le téméraire prend son élan et saute la barre rocheuse qui mesure près de 3 mètres. Quel spectacle !

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Pour la soirée, nous prévoyons une expérience particulière avec la très célèbre soirée Fondue Ski Pleine Lune de Bendolla. A 18h30 nous voici dans la cabine des remontées mécaniques de Grimentz-Zinal en direction de Bendolla. A peine arrivés au sommet, c’est tout une autre ambiance qui s’offre à nous. En effet, une centaine de personnes occupent déjà leur table et un bruit de fond mêlant bavardages et groupe trinquant à tout va amène une atmosphère des plus authentiques et conviviales. Une délicieuse fondue nous est servie et un soulagement retentit lorsque la pleine lune apparaît à l’horizon. Sans réaliser ni comprendre ce qui se passait dans ce restaurant, c’est une gigantesque bataille d’avion en papier qui démarre mêlant jeunes et moins jeunes. Tout naturellement les avions belges se mêlent à la guérilla. Puis, la nouvelle tombe, les pistes sont à présents ouvertes et nous pouvons prendre les remontées mécaniques jusqu’au merveilleux point de vue d’Orzival.

Totalement émus et scotchés par le spectacle qui se déroule en face de nous, le temps semble s’arrêter. Les 5 sommets culminants à plus de 4’000 mètres semblent si proche et la Lune apporte même une ombre relativement puissante. Les deux journalistes belges sont encore bouche bée. C’est alors que nous devons descendre avec pour unique luminosité notre nouvelle amie la Lune. Cette descente est tout simplement superbe et les pistes de ski viennent juste d’être préparées spécialement pour l’occasion. Tout juste arrivés au fond des pistes dans le village de Grimentz, on nous accueille avec des vins chauds, de quoi calmer nos émotions et nous permettre de revenir sur terre laissant l’amie la Lune continuer sa parade nocturne.

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Johannisbergsuppe und Jägertopf

le restaurant Varensis

le restaurant Varensis

Non je ne vais pas écrire ce post en allemand mais je tiens à vous faire découvrir ces deux spécialités que j’ai pu déguster à Varen ce week-end.

Bienvenue au restaurant Varensis où vous serez chaleureusement accueilli par le patron, Manfred. C’est comme s’il vous connaissait depuis toujours et ça met tout de suite à l’aise. Comme on le dit souvent, ce café-restaurant ne paie pas de mine au premier abord, c’est juste un restaurant de village ; mais l’adresse est bien connue pour la chasse du côté haut-valaisan. D’ailleurs ce dimanche c’est bondé.

Johannisbergsuppe

Johannisbergsuppe

On consulte la carte pour les vins car nous savons déjà exactement ce que nous allons commander, ceci nous a été chaudement recommandé par des amateurs de bonne cuisine. Varensis c’est aussi une cave donc nous profitons de boire local en faisant notre choix parmi leur crus. Nous commençons donc avec la Johannisbergsuppe et c’est un délice; les petits grains de raisin frais dans la soupe c’est vraiment une bonne idée. Et puis c’est au tour du très attendu Jägertopf. En plus de l’accompagnement de chasse habituel, nous avons la surprise de voir arriver un petit plat recouvert de pâte feuilletée qui renferme… un bon civet de cerf.

Jägertopf et son accompagnement

Jägertopf et son accompagnement

Tout est excellent et ça change du plat de chasse traditionnel par contre je crois que d’aller manger la chasse à Varen ça risque de devenir une tradition! 😉

l'intérieur du Jägertopf

l’intérieur du Jägertopf

Le Bisse des Sarrasins

J’aime beaucoup me balader le long des bisses en automne, c’est idéal pour profiter pleinement des couleurs de saison. Mais l’hiver approche à grands pas alors je vous emmène vite sur le bisse des Sarrasins que j’ai parcouru cet été avec un petit groupe de journalistes.

la village de Pinsec

la village de Pinsec

Tout commence à Pinsec, petit village pentu d’une trentaine d’habitants. C’est facile, il suffit de trouver la chapelle et descendre tout droit à travers les chalets fleuris et vieux greniers. C’est sympa, l’ancienne école a été transformée en maison d’hôtes et buvette ; mais c’est un peu trop tôt pour s’arrêter. Au départ du sentier, une grande pancarte relate l’histoire du bisse et des Sarrasins ; d’ailleurs le petit berger du tableau sera présent sur tous les panneaux le long du chemin afin de nous raconter sa vie à l’époque de la construction du bisse.

le bisse

le bisse

La marche commence par une descente d’une trentaine de minutes jusqu’à la prise d’eau; le tronçon où le bisse est en eau s’avère très court, nous sommes un peu déçus mais nous apprendrons plus tard que suite à de nombreux glissements de terrain, il n’est plus possible de suivre l’ancien tracé aujourd’hui. C’est une randonnée agréable à travers la forêt et peu fréquentée. Arrivés aux premières passerelles, nous avons une vue magnifique sur le village de Fang en face mais aussi sur le fond de vallée direction Zinal. Nous profitons du soleil pour une petite séance photo et nous réalisons que nous marchons depuis presque 2 heures. La faim commence à se faire sentir, heureusement le gîte des Voualans n’est plus très loin.

les passerelles en face de Fang

les passerelles en face de Fang

Rien de tel qu’une bonne montée pour apprécier encore plus le repas de midi; une soupe aux légumes mijotée des heures au feu de bois et servie dans une ambiance décontractée. C’est le bonheur et heureusement que nous ne sommes pas pressés car nous aurons bien du mal à quitter ce petit coin de paradis! Encore une petite heure de montée en pente douce avant d’atteindre Vercorin, notre destination finale.

le gîte des Voualans

le gîte des Voualans

Cette balade est moins difficile que je l’imaginais mais on est tout de même bien contents d’arriver au bout ; avec l’envie de faire découvrir cette randonnée à d’autres personnes car elle nous a beaucoup plu.

Rallye gourmand dans le Parc Naturel de Pfyn-Finges

Nous avons reçu pour mission d’organiser un programme “nature” à Sierre pour les journalistes de Vinea. Comme il s’agissait de la journée du dimanche, l’idée d’un brunch en plusieurs étapes dans le Parc naturel de Pfyn-Finges a vite pris forme.

les étangs du parc

les étangs du parc

Nous voilà donc partis en direction du restaurant de l’Ermitage pour une petite balade à la découverte des étangs du parc ; une bonne façon de commencer la journée en s’oxygénant l’esprit. Le temps est magnifique et on a de la peine à imaginer que nous sommes à 10 mn du centre-ville de Sierre. Nous aurions volontiers continué notre marche, ponctuée des explications de Nadine, notre accompagnatrice, mais nous sommes attendus à Varen pour la suite du programme.

la vue de l'église de Varen

la vue de l’église de Varen

C’est Andy Varonier qui nous accueille chaleureusement devant l’église du village et son enthousiasme gagne vite les troupes. Avant de nous rendre à sa cave, nous faisons d’abord le tour de l’église qui offre un point de vue époustouflant sur le parc et le Rhône sauvage. Mais malgré le soleil les journalistes ne rechignent pas à suivre Andy au cœur du village car “ça fait longtemps qu’ils n’ont plus bu de vins” plaisantent-ils après 2 jours de dégustation ! 😉

la cave C. Varonier und Söhne AG"

la cave C. Varonier und Söhne AG”

Wahouuu! Nous nous engouffrons dans un caveau vouté tout en pierre et il y a des bougies partout, c’est magique! La dégustation se déroule dans une ambiance décontractée mais les questions fusent. Il y a tout d’abord les explications sur l’appellation “Pfyfoltru” qui regroupe 8 encaveurs de Varen autour du Pinot Noir puis les secrets de fabrication de l'”Avarone”… C’est l’occasion aussi de déguster du pain à la farine de pépins de raisin de la région. Bref pas facile de regagner la lumière du jour après tout ça.

le pont bhoutanais

le pont bhoutanais

Notre dernière étape c’est le Pont bhoutanais. C’est plutôt surprenant de se retrouver devant ce pont suspendu de 134 mètres de long. Il est en fait issu d’une collaboration entre le Parc naturel Pfyn-Finges et le royaume du Bhoutan à l’occasion de l’année des montagnes, déclarée en 2002 par l’ONU, et a été construit et inauguré en 2005. Il représente également le lien entre le Haut et le Bas Valais. C’est là que nous allons savourer notre pique-nique préparé par Anja et Mario Grichting avec de bons produits du terroir.

Et il est déjà temps de ramener tout le monde à la gare mais chacun aura fait le plein de soleil valaisan avant de rentrer chez lui.

Le sentier de la Chénégouga à Chandolin

Nous avons profité de la venue du magazine de la Coop pour parcourir le sentier de la Chénégouga sur les hauts de Chandolin. Il a été inauguré le 4 juillet 2015 et rien que son nom bizarroïde donne envie de le découvrir.

un monstre rencontré sur le sentier

un monstre rencontré sur le sentier

Le rendez-vous est fixé au départ du télésiège du Tsapé avec notre “guide”, Marie Piller des remontées mécaniques de St-Luc/Chandolin, les 2 journalistes et nos figurants du jour: Roxane, Elena, Damien, Aymeric et Maxime; âgés de 4 à 8 ans. Tout le monde embarque joyeusement dans l’aventure qui débute à la lecture de la brochure consacrée au sentier. Elle va nous accompagner durant toute la marche et nous permettre de percer les mystères de la légende de la Chénégouga (et aussi de comprendre la signification de ce nom).

Pas besoin de motiver les troupes, les enfants filent comme des chamois d’un poste à l’autre; nous avons même de la peine à les suivre et devons leur demander de nous attendre à plusieurs reprises. 😉 Ils sont particulièrement motivés par la recherche des têtes de vaches peintes sur les rochers pour délimiter le sentier alors que nous sommes occupés à la contemplation de ce magnifique paysage de lacs et de pierriers. Notre seul moment de répit sera la pause au bord d’un petit lac turquoise ; nous avons pu tremper les pieds et profiter du soleil pendant que les enfants s’affairaient au montage de cairns…

envie de tremper les pieds?

envie de tremper les pieds ?

Je vous laisse découvrir le très bel article paru dans le Coopération du 25 août 2015:
www.cooperation.ch

Les parcours historiques d’Anniviers

pont du Belvédère - Zinal

pont du Belvédère – Zinal

Depuis une année maintenant, 14 parcours historiques permettent de découvrir le riche passé de tous les villages et hameaux du Val d’Anniviers, habités toute l’année. Vous avez le choix entre un petit fascicule dédié à chaque village ou alors un livre en format de poche qui regroupe les 14 livrets.

Aujourd’hui, je me suis attardée sur le village de Niouc car même si je l’ai traversé en voiture un nombre incalculable de fois, j’avoue ne pas avoir souvent pris le temps de m’y arrêter et encore moins de m’intéresser à son histoire. Il est pourtant la porte d’entrée de la vallée et on raconte même qu’autrefois, il y avait une mine d’or sous le village.

Niouc en patois “Gniouc” signifierait nuage et c’est un lieu idéal pour observer l’évolution du temps. “Nos ancêtres en avaient fait un baromètre quasi infaillible. Après une nuit d’averses, si le brouillard se dissipe, au-dessus de Niouc, l’avis est formel: le beau temps se rétablira. Si au contraire, le brouillard continue plus loin, c’est le signe évident qu’il y aura encore de la pluie et des orages”.

Niouc avant 1940

Niouc avant 1940

Au cours du 19ème siècle, Niouc était une étape pour les habitants de St-Luc et Chandolin qui se rendaient à Muraz pour les travaux de la vigne. Ceci explique pourquoi la plupart des maisons sont de dimensions assez réduites. Dans les années 1940, plusieurs terrains ont été vendus à des Haut-Valaisans qui travaillaient à l’usine d’aluminium. D’ailleurs la maison à colombages, que vous avez tous vue au-dessus de la route, tiendrait son style d’ouvriers zurichois de l’usine de Chippis.

J’espère que tout cela vous a donné envie d’en découvrir plus; il y a 8 postes à parcourir afin de connaître tous les secrets du village de Niouc…alors bonne route.

après les lacets de Niouc, vers 1920 – 1925. Photo Charles Krebser

après les lacets de Niouc, vers 1920 – 1925. Photo Charles Krebser

Vinum Montis, les Events

C’est avec enthousiasme que je vous avais raconté le premier événement Vinum Montis en avril dernier et il y en a eu 3 autres depuis. Alors je vous propose une petite rétrospective des aventures de la tente violette et blanche.

la tente Vinum Montis

la tente Vinum Montis

event 2 - les encaveurs de Veyras

event #2 – les encaveurs de Veyras

La première au lac de Géronde a rencontré un excellent accueil et a permis de prendre la température et de faire quelques ajustements d’horaires. Portée par l’euphorie des débuts, la tente est partie à l’assaut de la population sierroise, en se plantant sur la place de l’Hôtel de Ville, le 30 avril 2015. Les tartines de carpaccio et de tartare du Soho alliées à l’assemblage “Puissance 5” des encaveurs de Veyras ont attirés plus d’un curieux et la dégustation a duré un peu plus tard que prévu. 😉

event 3 - au lac souterrain

event #3 – au lac souterrain

Pour le 3ème événement, notre petite tente a pris le large, jusqu’au lac souterrain de St-Léonard. Une plus grande organisation cette fois, car un petit groupe d’étudiants de la Hes-so Valais Wallis filière Tourisme s’est occupé de l’accueil et de l’animation. Une affluence record avec les étudiants qui sont venus en force soutenir leurs camarades. On peut dire que la cave de la Brunière et le tour en barque avec une conteuse ont été victimes de leur succès, avec files d’attente et tout.

La dernière édition qui a eu lieu ce lundi 22 juin s’est faite plus confidentielle; un peu cachée aux abords du lac de Géronde au lieu-dit “L’île aux canards”. Mais pas de soucis à se faire pour la cave de Goubing, les fidèles sont là maintenant!  Et même pour un lundi soir, nous avons pu compter sur une centaine de personnes qui sont venues partager un bon moment autour d’un verre.

les fidèles...

les fidèles…

Bref, si je devais résumer les événements Vinum Montis​, j’opterais pour les adjectifs: original et convivial. Et si vous ne faites pas encore partie des convaincus, j’espère vous croiser bientôt sous la tente !